femme africaine

 

Que dire de la récente conférence onusienne de Dakar sur l’interdiction de la pratique de l’excision ? D’abord qu’elle a été salutaire sur le plan de la sensibilisation. Qu’elle a été une superbe occasion pour se pencher sur une question, grave et douloureuse, qui touche à l’intimité de la femme et assombrit la beauté de sa sexualité.

 

Comment peut-on tolérer dans cette Afrique du XXIe siècle un phénomène qui a le sceau d’une barbarie ? Qu’on ne vienne pas nous dire sa justesse du point de vue culturel ou religieux. Une barbarie n’est jamais sœur de la culture ou de la religion. Elle est plutôt leur antithèse. Elle est l’amie de l’obscurantisme.

 

Oh ! ne désespérons pas, tout de même ! Acclamons ces 13 pays africains (sur 53) qui, par le truchement d’un texte législatif, ont dit stop à cette mutilation génitale. Mais ils ne doivent pas laisser aux oubliettes ce cri magnifique de l’activiste sénégalaise, Khady Koïta, de l'ONG La Palabre : « S'il vous plaît, les lois que vous faites voter, faites-les appliquer ».

 

Oui, une société qui progresse, c’est une société qui honore les femmes qui la composent.

 

Guillaume Camara

 

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