« Business is business », disent les Anglo-saxons. La Guinée vient de parapher un accord de partenariat dans le secteur minier avec le China International Fund et la Sonangol, une société pétrolière angolaise.

 

D’après le ministre guinéen des mines, Mohamed Thiam, la Chine est prête à investir entre 7 et 9 milliards de ­dollars dans l'exploitation minière et pétrolière, mais aussi dans des infrastructures routières, ferroviaires, des ports, des hôpitaux…

 

Des investissements pour l’économie guinéenne, pourquoi pas. Personne ne contestera le fait qu’une économie digne de ce nom a besoin des capitaux étrangers pour s’oxygéner, pour se revigorer. En revanche, ce qui est contestable, c’est l’opportunité d’une telle signature. La Guinée n’a plus de direction réelle. Pas d’état de droit. Le pays est piloté par des personnes qui, après le massacre de plus de 150 personnes sur le stade 28-septembre de Conakry, sont soupçonnées de crimes contre l'humanité. Pactiser avec elles, c’est de faire outrage à l’éthique, au bon sens.

 

Mais la Chine de Mao se moque de ces dimensions-là. Son obsession reste l’accaparement vorace des ressources naturelles du continent noir. Et ce, quelle que soit la nature des régimes en place.

 

Guillaume Camara

 

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