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Laurent Gbagbo serait-il devenu un mauvais perdant ? Un chef qui refuserait de reconnaître la vérité des urnes ? Car tout porte à croire que le vainqueur de la présidentielle ivoirienne s’appelle Alassane Ouattara (photo). Qu’il est crédité de 54,1% des voix, contre 45,9 % pour Gbagbo.

 

Publiés par la Commission électorale indépendante et déclarés quelques heures plus tard nuls et non avenus par le Conseil constitutionnel, ces chiffres sont, quoi qu’on en dise, une photographie de l’expression certaine du peuple. Le peuple à qui la démocratie a conféré ce pouvoir considérable d’élire et de démettre.

 

Bien sûr, on peut parler, ici ou là, des fraudes, des maladresses des uns et des autres, mais aucune œuvre humaine n’est parfaite. De plus, l’écart est tel qu’il sera périlleux voire impossible de contester à Ouattara sa victoire. Gbagbo doit avoir le panache de se retirer. Il évitera ainsi à son pays (blessé et souffrant) de s’enliser dans un inutile maelström juridico-politique. Les jeux sont déjà faits...

 

Guillaume Camara

 

 

 

 

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