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Comme l'avait fait en son temps, Umaru Yar'Adua, son prédécesseur, Goodluck Jonathan vient de signer, le temps d’une visite dans le Delta du Niger, une amnistie avec les rebelles.

 

Ce geste du numéro un nigérian démontre qu’il y a dans ce grand pays d’Afrique une continuité étatique judicieuse. D'autant que celle-ci est en rapport avec une région où la récurrence des combats est évidente. Goodluck a donc bien agi. Compris que son pays, qui tire plus de 90 % de ses devises de l’or, n’a pas intérêt à s’embourber dans des querelles suicidaires.

 

La négociation est une méthode merveilleuse, puissante. Elle va ainsi permettre au Delta (si riche en pétrole) de poursuivre son développement économique. En 2006, à cause des protestations violentes du Mouvement pour l'émancipation du Delta du Niger, la production du brut avait décru de près d’un tiers. Elle est maintenant à 1,8 million de barils par jour.

 

 

Guillaume Camara

 

 

 

 

 

 

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