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Umaru Yar’Adua (photo1) fait parler de lui. Elu à la faveur d’une alternance démocratique et successeur d’Olusegun Obasanjo, le chef de l’Etat du Nigeria est malade. Et se fait soigner en Arabie Saoudite. Depuis six semaines.

 

Pour les Nigérians, cela commence à faire trop long. Trop long que mardi l’Association des barreaux du Nigeria a demandé que le vice-président, Goodluck Jonathan, prenne les rênes du pays. Comme l’y autorise, en pareille circonstance, la constitution fédérale. Aujourd’hui, dans les rues de Lagos, plus personne ne croit à un rapide retour aux affaires du chef de l’exécutif, malgré les déclarations rassurantes des services de la présidence.

 

S’il est un colosse économique, politiquement, le Nigeria est très fragile. Son histoire récente est foisonnante d’instabilité politique, de coups d’Etat, de violences régionalistes… Autrement dit, une longue vacance du pouvoir n’est jamais bon pour lui. La panacée, c’est d’opter pour la transparence, de dire ce qu’est le véritable état sanitaire actuel de  M. Yar’Adua. S’il n’est plus apte à diriger, la lumière de la constitution doit jaillir. Sans tarder. Pour ne pas que les démons d’hier ressuscitent.

 

La Guinée vit quasiment le même scénario. Hospitalisé dans le royaume chérifien, Moussa Dadis Camara (photo2) n’est plus aux commandes. On nous dit qu’il est « maintenu dans un état de sommeil la plupart de la journée ». Mais à la différence du Nigeria, en terre guinéenne, il n’y a plus de constitution. Les putschistes l’avaient dissoute. A leur arrivée.

 

Guillaume Camara

 

 

 

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