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Félix Houphouët-Boigny était un leader qui voyait loin… Pas parce qu’il était grand de taille, mais parce qu’il savait dépasser les seules frontières du prophétisme pour embrasser celles du pragmatisme.

 

C’est pourquoi la Côte d’Ivoire, qu’il dirigea de 1960 jusqu’à sa disparition le 7 septembre 1993, aura son empreinte éternelle. Il voulait que sa terre natale soit la locomotive de l’Afrique. Pour cela, et se sachant abreuvé par l’akwaba (l’hospitalité ivoirienne), il n’hésitait pas à faire appel à toutes les grandes intelligences du continent noir.

 

Sa Côte d’Ivoire à lui était melting-pot, ouverte, généreuse, accueillante. C’était aussi une Côte d’Ivoire avec une florissante exportation de cacao et de café (malgré quelques difficultés dans les années 1980), des infrastructures modernes. Et pour Dieu, il construisit, à Yamoussoukro, une basilique, estimée à 100 milliards de F CFA.

 

Tour à tour, instituteur, médecin, Houphouët-Boigny serait né le 18 octobre 1905, à N’Gokro. Il fut un ministre français, un serviteur de la Françafrique, un des fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine. Mais depuis le non de la Guinée au référendum du 28 septembre de 1958, rien n’allait entre ce chef baoulé autoritaire et Ahmed Sékou Touré. Leur inimitié était de notoriété publique.

 

Guillaume Camara

 

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