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Qui était Kwamé Nkrumah ? D’abord un homme d’Etat ghanéen, né en 1909, à Nkroful. Il fut l’époux d’Helena Fathia (une copte d’Egypte) qui lui donna trois chérubins : Gokeh, Sarniah Yarba et Sékou.

 

C’est en fréquentant, dans les années 30, l’université de Lincoln puis celle de Pennsylvanie, qu’il fait la connaissance de George Padmore et de William Du Bois : les deux principaux architectes du panafricanisme. Une théorie qui le séduit et pour laquelle il se battra. Vainement, il tentera d’y associer Senghor et Houphouët-Boigny.

 

De retour au bercail, il est chef de parti, premier-ministre et président de La Côte-de-l'Or indépendante qui devient Ghana.

 

Nous sommes en 1957. Les chantiers sont si grands. Les espoirs aussi. Mais NKrumah ne va pas tarder à les décevoir : il s’attaque à l’édifice démocratique, il arrête les opposants. C’est la dictature. C’est le culte de la personnalité. Il faut attendre sa tournée en Chine et au Vietnam pour qu’un coup d’Etat signe son épilogue politique. Il se réfugie, en Guinée, chez son ami Sékou Touré. Son trépas ne survient que le 27 avril 1972 à Bucarest. L’homme souffrait d’un cancer.

 

Guillaume Camara 

 

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