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J’ai lu Lumière du monde de Benoît XVI. Je l’ai même relu. Tant les sujets (œcuménisme, réforme de l’église, abus sexuels…) qui y sont évoqués sont d’une brûlante actualité.

 

Et, comme ami indigne de la prose, comme éternel insatisfait de la fiction, je vous dis, d’emblée, que ce texte est fabuleux. Qu’il confirme une thèse : le monde de l’édition, habituellement jonché de navets et de marketing idiot, recèle encore de pépites qui éblouissent la vie et donnent un sens suprême à l’existence.

 

Dès les premières pages de ce livre-entretien, l’intervieweur bavarois, Peter Seewald, nous introduit dans le quotidien du pape Ratzinger. Nous fait entrevoir ses ressentis, notamment lors de son élection au siège de Pierre, nous montre comment il s’adresse à Dieu et rythme ses journées. A chacune des questions posées, Benoît XVI répond avec clarté et précision. Ainsi, face à la dictature du relativisme, il affirme qu’il « est notoire que le concept de vérité est désormais un objet de soupçon. On en a beaucoup abusé. Au nom de la vérité, on a pu justifier l’intolérance et la cruauté. Quand quelqu’un dit : c’est la vérité, ou : je détiens la vérité cela nous fait peur. Nous n’avons jamais la vérité, dans le meilleur des cas c’est elle qui nous a. Personne ne contestera qu’il faut se montrer prudent et précautionneux en cette matière. Mais la supprimer simplement en la disant inaccessible, c’est une destruction en règle. »

 

Autre oracle de cet échange de Castel Gandolfo, la théorie des choses dernières. Pour Joseph Ratzinger le « réalisme eschatologique est présent dans l’eucharistie : nous allons au-devant de Lui, qui vient, et Lui vient et anticipe d’ores et déjà cette heure qui, un jour, prendra son caractère définitif ». Lisez vite cet ouvrage !

 

Guillaume Camara

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