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Avec l’Etat islamique, l’humanité est encore entrée dans un nouveau cycle d’horreur et d’abomination. Dans une saison apocalyptique où le chant des ténèbres résonne férocement. On en a eu la confirmation il y a quelques semaines avec la décapitation spectaculaire du journaliste américain James Foley. Un assassinat qui s’ajoute à tant d’autres, et dont se revendique, sans ambages, ce mouvement né en 2006, en Irak. Pour vous aider dans sa définition sommaire, il est fondamentalement une photocopie d’Al-Qaïda des Tours Jumelles. Dans sa plate-forme politico-religieuse, il y a d’abord la volonté d’assurer la défense des sunnites face aux chiites, qui ont pris les rênes d’Irak suite à l’invasion américaine. Puis d’ériger un califat, en s’attaquant injustement et cyniquement aux chrétiens et à d'autres minorités. Tel est donc le sale dessein de cette association de malfaiteurs, que le président des Etats-Unis, Barack Obama, a lui-même qualifié de « cancer » pour le monde.

 

Aujourd’hui, ce cancer est épié, pourchassé, combattu par les escadrilles de l’Oncle de Sam. D’autres puissances occidentales s’y associent également. La France et l’Allemagne ont fait la promesse d’offrir des armes aux combattants kurdes. Ce qui est plutôt une bonne chose. Une manière de montrer que le terrorisme se combat, là où il jette ses premières semences. Puisqu’au fond que veulent-ils ces individus ? Si ce n’est d’annihiler la civilisation, de faire taire les valeurs de liberté et de pluralisme qui fondent le monde moderne. Ils appartiennent au camp de la démence et de l’absurde. D’où notre vigilance… 

 

D’autre part, si l’EI a pu prospérer en commettant des crimes, c’est que jusque-là il a bénéficié des soutiens venant du Qatar et d’Arabie Saoudite. Et profité aussi d’une manne pétrolière des territoires conquis. Ce sont tous ces canaux qu’il faille désormais éradiquer. Sans quoi le nihilisme des barbus triomphera.

Guillaume Camara 

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