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Dans la géographie des conflits qui ensanglantent le monde, la Centrafrique apparaît comme un véritable non man’s land, ce pays dont nul ne veut parler. Or il s’y passe quelque chose de dramatique, notamment dans la capitale Bangui. En effet, depuis le 24 mars dernier (date à laquelle l’ancien président François Bozizé avait été évincé du pouvoir par une rébellion armée), cette ville est synonyme de chaos.

 

Un chaos orchestré par les anciens rebelles de la Séléka : avec eux rien ne va. On pille, on terrorise, on démolit la poussive armature étatique. Plus grave encore : on dénombre un peu partout des arrestations arbitraires, des fusillades, des meurtres.

 

A quand s’arrêtera cette chronique détestable et sanglante ? Surtout que certains observateurs redoutent déjà le spectre d’une somalisation du territoire : car dans plusieurs quartiers, ils sont nombreux à se proclamer chefs, à se faire juges eux-mêmes. Ils n’ont peur de personne ; ils se moquent de Michel Djotodia, l’actuel président de la transition, devenu impuissant.

 

Le salut et la paix doivent advenir dans cette contrée ébranlée. Mais faut-il encore qu’elle soit l’objet d’un intérêt pour la fameuse communauté internationale, l’Onu, dont le fonctionnement reste vermoulu et lent.  

 

Guillaume Camara    

 

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