bill.jpg

 

A Cannes, on aura compris que les puissants de ce monde ne changeront ni de méthode, ni de tactique, face à l’urgence des problèmes qui assaillent les populations, notamment celles se trouvant dans l’hémisphère sud. Ils ont vraiment d’autres chats à fouetter.

 

Le premier sur la liste s’appelle : la Grèce. Sur la Croisette, c’est elle qui a retenu l’attention, la rhétorique diplomatique et médiatique. Pourquoi ? Parce que ce pays a décidé, par la voix de¨son Premier-ministre, Georges Papandréou, d’organiser un référendum autour d’une question qui pourrait être celle-ci : rester dans l’Union européenne ou ne plus y être ? Et ce après avoir accepté l’accord devant endiguer la dette qui torpille de plein fouet sa patrie.

 

Tollé chez les Européens, ébranlement dans les bourses. La Grèce est actuellement le talon d’Achille de cette Europe qui est en train de se construire. Fragilisée par la réalité calamiteuse de ses comptes et l'incurie de ses dirigeants, cette nation est brocardée par tous. Sa souveraineté est piétinée. Sa seule évocation suffit désormais à provoquer sur les marchés un frénétique yo-yo.

 

Oh ! on aimerait bien que tout cela finisse. Finisse vite et bien. Qu’on se penche sur la question de la pauvreté dans le monde. Ce G20 en avait fait la promesse. Mais force est de constater qu’il n’y a pas eu, à cet égard, de décisions salutaires. Même si, au cœur de ce cénacle, Bill Gates (le génial philanthrope) (photo) a séduit par ses propositions de financements innovants destinés à l’aide au développement. N’oublions pas : dans la Corne de l’Afrique, le pain manque encore.

 

Guillaume Camara

Retour à l'accueil