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Pas de surprise à Yaoundé à l’issue du scrutin présidentiel qui a vu la victoire de Paul Biya. Au pouvoir depuis 1982, ce leader d’opérette, ce magicien de la ruse politique a obtenu 3.772.527 voix (77,98%) devant son opposant du Social Democratic Front, John Frundi.

 

On est là face à une mascarade qui ronge le continent africain. Puisque d’avance on savait que tous les ingrédients étaient réunis pour pérenniser le règne Biya. Les ingrédients, vous avez d’abord les listes électorales dont la conception prédisait les votes multiples. Puis le manque de formation des agents électoraux. Puis des candidatures multiples dans le camp de l’opposition.

 

L’alternance en démocratie est quelque chose de sain. Elle donne aux institutions un souffle qui les revigore, un coup de pouce qui les renforce. Mais elle n’est possible que lorsque le terrain lui est favorable. Tant que Frundi et ses amis n’auront pas mutualiser leurs forces, leur zèle, ils offriront toujours, et toujours, à Biya le champ d’un plébiscite, fût-il contesté.

 

Toutefois nous sommes nombreux à espérer que le Cameroun (que Transparency International classe comme l’une des nations les plus corrompues au monde) vivra un jour son printemps démocratique. Ce n’est qu’une question de temps.  

 

Guillaume Camara  

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