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Et le vainqueur s’appelle… Joseph Kabila. Telle est la (surprenante) décision que vient de rendre la Cour suprême de la République démocratique du Congo à l’issue du scrutin présidentiel qui opposait le président sortant (Joseph Kabila) à Etienne Tshisekedi (photo).

 

Le premier serait donc crédité de 48,95 des voix contre 32,33 pour le second. Auparavant, des voix éminentes (telles celles du cardinal Laurent Monsengwo ou encore du Centre Carter) avaient appelé à l’annulation de cette présidentielle. Mais visiblement, et en l’espèce, elles n’ont pas été entendues par les hauts magistrats. Elles ont toutes été déboutées. Ces observateurs ont argué le fait que la présente consultation avait été entachée de fraudes, de trucages, d’éléments invraisemblables. Et que par conséquent qu’il fallait que jaillisse dare-dare la lumière de la justice. De la vérité, tout simplement.

 

Car doit-on encore le crier sur tous les toits que les Congolais méritent mieux. Tant ils ont connu tant de morts, de longs cycles de guerres contraignant plusieurs d’entre eux à embrasser l’exode. Tout cela la faute à leurs exécutifs irresponsables qui n’ont jamais cherché à se préoccuper avec fougue, avec probité, avec efficacité, de leurs problèmes de pauvreté et de développement. Un temps, la communauté internationale est venue au chevet du Congo. Mais pas comme l’attendaient ses vaillantes populations. Puisque certaines femmes originaires de Kivu ont été, cyniquement, affreusement, violées par les militaires onusiens venus pacifier la région.

 

Le nouveau millénaire a déjà entamé sa longue marche : et le Congo attend toujours le messie qui l’aidera à l’emprunter. Avec espérance.

 

Guillaume Camara

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