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Pour beaucoup de républicains, c’est encore la gueule de bois… Oui, il y a quelques jours, seulement, en France, les militants du Front national avaient la mine réjouie. Ils pavoisaient à l’idée d’avoir gagné les européennes face aux partis dits républicains. Une victoire qui venait en quelque sorte parachever le processus de dediabolisation mis en route par leur présidente Marine Le Pen. Une Marine Le Pen, lyrique et triomphante, derrière le pupitre.

 

Sauf qu’en ces moments d’allégresse partisane, une voix, celle de Jean-Marie Le Pen, père de Marine, bien sûr, a jailli pour dire urbi et orbi que le FN n’avait guère changé, qu’il avait le même ADN. Que ceux et celles qui s’en doutaient pouvaient écouter sa dernière litanie, qui visait directement et personnellement le chanteur français Patrick Bruel (qui est juif de naissance par ailleurs) : « Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois. » Une autre phrase avait été dite aussi s’agissant de l’explosion démographique dans le monde : « Monseigneur Ebola peut régler ça ».  

 

Mais le plus grave encore, c’est lorsque le fondateur du Front national se fait prophète, en annonçant le « remplacement des populations françaises » par des extra-Européens. Une idée qui à l’évidence apporte une caution à la thèse défendue par l’écrivain Renaud Camus. D’après ce dernier, les noirs et les arabes vont remplacer les Français de « souche » ; ils veulent détruire la « civilisation française ». Or selon l’OCDE, en termes de flux récents d’immigration, la France figure parmi les pays occidentaux où les niveaux sont les plus bas. Avec moins de 250 000 entrées permanentes en 2012, dont 100 000 Européens. Et le nombre d’immigrés s’installant durablement en France représente moins de 0,4% de la population totale, contre une moyenne de 0,6  % dans l’OCDE.

 

Nous savons que cette étude est difficile à admettre par ceux qui prêchent la haine de l’autre, qui ont peur de l’altérité, qui prophétisent sur une prochaine apocalypse. Pourtant, elle n’a qu’un seul but : servir la vérité des faits.

 

Guillaume Camara

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