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Dans un monde, où règne outrageusement un machisme complaisant et stupide, un message vient de nous parvenir. De Nairobi. Et ce message est signé par les femmes d’affaires africaines.

 

Ces dernières – quoi qu’on en dise, et je sais que l’expression est éculée - restent l’avenir du continent noir. Elles sont les géniales ouvrières d’une Afrique qui sait dépasser ses clichés peu reluisants, misérabilistes, qui se prend en main, qui balise son chemin économique.

 

Le cénacle, qu’elles ont dressé ces jours-ci, était rafraîchissant, rassérénant, débordant d’espoir. Oui débordant d’espoir, car, au Kenya, on y a parlé de meilleure intégration économique pour les femmes, des chamas (des groupes d’investissement collectifs), de la frilosité des institutions bancaires s’agissant des prêts.

 

Or toutes les statistiques du microcrédit démontrent qu’une femme qui emprunte est généralement une femme qui rembourse, qui met l’essentiel de son trésor financier dans l’éducation de ses enfants. C’est pourquoi il faut saluer l’intuition de Graça Machel (photo) qui, pour cette première rencontre, a voulu associer la Banque africaine de développement (BAD).  

 

Guillaume Camara

 

 

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