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L’équilibre démocratique est quelque chose qu’il faut souhaiter pour toutes les cités de la terre. Ne jamais apporter sa caution à ceux qui enfreignent un tel truisme. La démocratie doit être l’épouse éternelle pour chaque nation digne de ce nom.

 

Or depuis hier le Niger n’a plus cette épouse éternelle. L’alliance a été rompue par un putsch. Les tirs sporadiques ont été entendus dans certains endroits de la capitale Niamey… Plus de chef d’Etat, plus de ministres : tous arrêtés, tous muselés. Du moins pour l’instant. Les mutins détiennent désormais le gouvernail politique. Pour combien de temps ? Nul ne le sait.

 

Détestable situation mais prévisible situation. Puisque les jours précédents, le Niger n’offrait plus le spectacle d’un pays en paix avec lui-même. L’agitation populaire y était palpable et récurrente. La faute à une ambiance politique délétère, à un homme, Mamadou Tandja, qui avait cyniquement décidé de torpiller l’édifice constitutionnel pour que s’éternise son règne.

 

Le Niger n’a pas besoin de bouffons à sa tête, de kidnappeurs des idéaux que proclame sa loi fondamentale. Son aspiration est qu’on lui offre les moyens de répondre aux brûlantes questions de son destin politique, économique et social. 

 

Guillaume Camara

 

 

 

 

 

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