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Il nous arrive à tous, le temps d’une détente ou par simple envie d’apprendre, de scruter la mappemonde. De nous laisser emporter par la diversité et la beauté de ses contrées.

Faites la même démarche, aujourd’hui, mais avec, cette fois-ci, le souci de comprendre la tragédie que vivent les femmes d’un pays : la République démocratique du Congo.

 

Là-bas, du 30 juillet au 3 août, 179 femmes de la province du Nord-Kivu ont été violées par des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda. Dès la révélation de ces faits abjects, Ban Ki-Moon (photo) s’est dit « scandalisé ».

 

Très bien.

 

Mais le problème, comme l’écrivait si justement le New York Times, l’Onu était au courant que les assaillants rwandais occupaient des villages aux dates où les viols y ont été commis. Est-elle intervenue pour éviter l’ignoble ? Non. Et le gouvernement souverain de M. Kabila : qu’a-t-il fait ? Rien non plus.

 

Selon le Haut commissariat pour les réfugiés, au moins 1.244 femmes ont rapporté avoir été violées au cours du premier trimestre 2010. Soit près de 14 viols par jour en moyenne. Ces chiffres sont terrifiants, dégoûtants. Ils démontrent qu’il y a urgence à agir pour ces Congolaises dont le martyre est devenu insupportable. Leur humanité doit être rétablie. Ne les laissons pas dans les rets de ces bourreaux salopards.

 
Guillaume Camara
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