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Des morts, encore des centaines de morts à Lampedusa. Ce territoire italien est devenu pour tant de migrants un cimetière à ciel ouvert. Un morceau de terre à chagrin. Or ce n’est pas sa vocation première : il est un endroit dédié au tourisme, au farniente, au repos.

 

Qu’importe !

 

Cette petite île est remarquable de solidarité. Là-bas, et en dépit de leurs moyens si dérisoires, les habitants demeurent extraordinairement généreux, accueillants. Ils sont les nouveaux samaritains du XXIe. Oui, grâce à eux, jaillit encore la belle flamme d’humanité qui apporte à l’Autre le secours dont il a besoin. Mais quelle est la vérité que fait éclater cette nouvelle tragédie des flots ? D’abord, ces naufragés, qui empruntent ces embarcations de fortune, ne sont pas des kamikazes. Deuxièmement, ce sont des personnes qui fuient la pauvreté, les conflits à n’en plus finir : ils sont originaires d’Erythrée, de Somalie : des parties du monde où des différends récurrents font régner le chaos, la terreur.

 

Il faut donc partir. Chercher la Terre promise.

 

Tant que ces géographies à tensions n’auront pas connu un semblant de paix, de stabilité, de démocratie, nous aurons toujours un cœur prêt à chanter le requiem. 

 

Guillaume Camara  

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