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Le Soudan du Sud a désormais trois ans d’existence. C’est trop peu quand on s’appelle Etat. Un Etat où il est grand temps de relever le nécessaire défi politique : il y a trop de morts, trop de tueries dans cette région du monde. Certaines ONG parlent même de l’imminence d’une crise humanitaire.

 

On aurait pensé qu’après tant d’années de conflits meurtriers et sanglants avec le Nord voisin, le Soudan du Sud se serait choisi un autre destin. Pas celui dans lequel l’a plongé de nouveau deux de ses fils : Salva Kiir (photo) et Riek Machar. Le premier (président) accuse le second (son ancien vice-président) d’avoir voulu fomenter un coup d’Etat pour le destituer.

 

Depuis, rien ne va. C’est la guerre entre les différentes factions. Chaque partie défendant à coups de kalachnikov son chef légitime.

 

Pourtant, il y eut des initiatives diplomatiques à Addis-Abeba pour faire taire les armes. Pour qu’advienne la paix. Mais elles sont toutes restées lettre morte. Pourtant encore, il n’y a pas lieu de désespérer du Soudan du Sud, de cette jeune nation, riche en pétrole. Puisque pendant la fête d’anniversaire à Juba, et devant une foule endimanchée et dansant, on a entendu un refrain rassurant. Celui de M. Kiir demandant aux rebelles de « déposer les armes et de rentrer à la maison ».

 

Puissent-ils comprendre que la politique n’est pas une entreprise consistant à assouvir ses propres intérêts mais un service supérieur que l’on rend à son peuple dans un temps donné.

 

Guillaume Camara      

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