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Avec le 11-septembre, nous resterons, encore, et probablement toujours, des Américains. Pas parce que nous chérissons les doux attraits de l’opportunisme ambiant, pas parce que nous sommes les indomptables laudateurs de cette hyper-puissance, non ! mais, parce que, tout simplement, nous voyons en cette date l’occasion d’afficher à nouveau avec force, avec cœur, toute notre solidarité envers cette noble nation, qui, au commencement de ce siècle, vit son visage se défigurer par l’ignominie terroriste. 

 

Oui, en ce jour-là, l’Amérique fut atteinte. Tragiquement. Méchamment. Profondément. Nul ne peut dire si elle a déjà pansé toutes les plaies qui se sont ouvertes lors de cet été de terreur. Car les souvenirs sont encore vivaces, les chagrins béants. Si l’on se souvient bien : le Mal est d’abord venu par les airs. Il avait les couleurs d’un avion, guerrier, téméraire, s’enfonçant dans les Tours Jumelles : ces belles dames qui, jusque-là, symbolisaient les splendeurs de la première économie mondiale.

 

Ce jour-là, en accord avec ses groupuscules, al-Qaida avait agi, tué. Porté un coup de massue aux flammes vives de la civilisation. Abasourdis, on assista, par la magie du petit écran, et donc en direct, à la mort des centaines de milliers de personnes, devenues prisonnières des étages impraticables, inatteignables et suffocants. On aperçut aussi ces pompiers new-yorkais s’activer, se démener, mettre leur vie en danger pour que celle des Autres soit saine et sauve.

 

Beaucoup sont morts, d’ailleurs. Ils sont nos héros éternels !

 

Guillaume Camara

 

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