Ouagadougou vit à l’heure guinéenne. Depuis quelques jours, la capitale du Burkina Faso est le théâtre de tractations politiques tous azimuts devant conduire à une éventuelle résolution de la crise guinéenne.

 

Le moins que l’on puisse le travail de médiateur auquel s’attelle Blaise Compaoré (photo) ne sera pas une sinécure. D’autant que chaque partie reste arc-boutée sur ses positions. Pour le Forum des forces vives de Guinée, le départ de Moussa Dadis Camara est non négociable. Ce que rejette d’un revers de la main la délégation de la junte. Comment résoudre cet imbroglio politique ? D’abord, exiger à ce que les militaires retournent dans les casernes ; qu’ils ne soient candidats à aucune des consultations. Secondo, procéder à l’installation d’un gouvernement civil de transition dont l’objectif cardinal sera de préparer les prochaines élections générales.

 

Le contraire serait une entourloupe. Et ferait croire à tant de Guinéens que leur pays n’est pas apte à embrasser la renaissance politique. Mais il paraît qu’à Ouaga les Sages font souvent des miracles…

 

Guillaume Camara

 

 

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