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La Guinée inaugure une nouvelle phase de son histoire contemporaine susceptible de la conduire vers les rives somptueuses de la démocratie. Qu’importent les ratés d’hier ! Le temps démocratique est arrivé pour ce pays. Mais restons prudents, tout de même. Ne chantons pas, hâtivement, et à tue-tête, le Gloria d’optimisme.

 

Attendons et voyons. Voyons si l’accord de Ouaga sera appliqué à la lettre. Que dit-il ? Il dote le pays de Sékou Touré d’un nouvel exécutif. Celui-ci sera composé de Sékouba Konaté (président par intérim), Jean-Marie Doré (premier-ministre) (photo), Rabiatou Serah Diallo et Mamadouba Toto Camara (vice-premiers-ministres). Ces quatre ne doivent en aucun cas participer au prochain scrutin qui sera organisé dans un délai de six mois.

 

Le défi est immense. Mais la Guinée se doit de le relever. Promptement. Même si on sait qu’au sein d’une partie de son armée (habitée par des clivages ethniques et générationnels) la tendance est aux velléités, aux atermoiements, aux éternelles caresses des privilèges. Non au statu quo ! Une Guinée moderne, c’est celle qui épousera la démocratie et fera de ces hommes et femmes en treillis : des républicains !

 

Guillaume Camara

 

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