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Souvenons-nous de lui. De Louis Armstrong. Il y a une quarantaine d’années disparaissait à New York ce géant du jazz qu’on surnommait affectueusement Satchmo. Satchmo est mort, mais il est vivant dans la cité de la grâce et de la beauté.

 

Nul ne pourra retirer dans nos mémoires le beau présent de son talent protéiforme qui fit du jazz une musique à part, une musique singulière, parce que célébrant en l’Homme ce qu’il a de meilleur émotionnellement.

 

Louis Armstrong a fait entrer le beau sur la terre. Pourtant, dans sa Nouvelle-Orléans natale, il n’eut pas une enfance des plus heureuses, des plus belles : il réussit, tout de même ; il gravit les difficiles échelons de cette Amérique, à l’époque raciste et discriminante. Et ce, grâce au cornet que lui offrirent les Karnofsky, une famille juive.

 

Il fut le génial dompteur du champ des impossibles. Pape du scat et de l’improvisation,

 

Armstrong était aussi un être généreux. On se souvient que lorsqu’il comprit le sens et la justesse du combat que menait Martin Luther King pour les droits civiques, il n’hésita pas à apporter à ce dernier les soutiens financiers nécessaires. En revanche, il fustigea le rôle du président Eisenhower dans une affaire de discrimination secouant une école à Little Rock, en Arkansas.

 

C’est l’été. C’est le temps des aubades. Et Armstrong peut vous éblouir encore. Il suffit de vous laisser bercer par quelques-unes de ses notes.

 

Guillaume Camara

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