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Benoît XVI aura passé deux jours et demi en terre africaine du Bénin. Pour une fois, l’on n’en a pas trop entendu les médiocres experts de la chose vaticane ou du catholicisme.

 

Ils sont restés taiseux, blasés.

 

La raison : le successeur de Pierre n’y a pas prononcé un mot sur le préservatif. Le fameux vocable qui excite les salles de rédaction ou les laïcistes de tous poils.

 

Qu’importe ! Ce qui est certain, et quoi qu’on en disserte, ce deuxième voyage papal africain fera date. Indubitablement, superbement, il porte en lui des accents prophétiques pour ce continent crucifié, brocardé, rejeté. « En ce moment, s’écriait-il, il y a trop de scandales et d’injustices, trop de corruption et d’avidité, trop de mépris et de mensonges, trop de violences qui conduisent à la misère et à la mort. Ces maux affligent certes votre continent, mais également le reste du monde. Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente ». Il ajoutait : « Ne privez pas vos peuples de l’espérance ! Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique courageuse de vos responsabilités. »

 

Ces phrases, ces mots, il les a dits devant les autorités politiques béninoises. Mais également dans l’Exhortation apostolique post-synodale, Africae munus (l’engagement de l’Afrique) : objet principal de ce déplacement dans la patrie augustinienne. Une patrie espérante.

 

Guillaume Camara

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