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Les liens qui unissent la France à l’Afrique sont séculaires. Dans le cœur d’un Africain francophone, il y a toujours une petite France qui brille, qui attire, qui émeut. L’Hexagone fait partie de son royaume imaginaire.

 

En même temps, c’est faire preuve d’une grande jobardise que d’affirmer que tout va bien entre la patrie de Gaulle et le continent noir. Car, de part et d’autre, les rancoeurs, les déceptions, les blessures, les amertumes subsistent encore. On continue de ressasser (…)  On n’a pas tout pardonné. On attend le miracle d’une diplomatie qui récuse l’opacité et retrouve les sillons d’une relation juste.

 

Une relation juste, les Sages du Conseil Constitutionnel croient en cela. Puisqu’ils viennent, par un texte hautement historique, procéder à l’abrogation des dispositions qui, naguère, permettaient aux anciens combattants de la Métropole de recevoir les pensions plus élevées que celles de leurs compagnons des anciennes colonies. Cet alignement répare une injustice. Il apaise les consciences. La France peut à nouveau porter sur les frontons de ses mairies le mot « Egalité ».

 

Jusque-là, pour un sergent marocain, cela ne voulait rien dire. C’était un simple bla-bla des politiques. Il ne comprenait pas qu’il avait une retraite annuelle de 621 euros alors que son frère d’armes et de sang français, lui, touchait 7 512 euros.

 

 Guillaume Camara

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