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Les premiers plans vous plongent au cœur d’un champ de coton, où travaillent d’arrache-pied des esclaves noirs, et pour qui il n’y a point de place pour le répit. La seule chose qui vaille est l’oukase frénétique du maître blanc. Vous aurez compris nous sommes dans l’Amérique de la ségrégation et de la discrimination. 

 

(…)

 

Tout à coup, un coup de fusil sec retentit. Un esclave est mort. C’est le papa d’un jeune homme : Cecil Gaines (Forest Whitaker), qui, brutalement, directement et personnellement se voit confronté aux spasmes d’une tragédie immense.

 

Désormais, il faut vivre. Vivre en quittant d’abord cet affreux territoire de la déshumanisation, en allant dans une cité lointaine, à Washington, pour devenir un simple et remarquable employé d’un hôtel : là, il fera des rencontres aussi riches que décisives. Puisque l’une d’entre elles le conduira à officier comme majordome à la Maison Blanche. Sous diverses administrations (Eisenhower, Kennedy…) : il verra tout. Il entendra tout. Mais il ne dira rien. Car la discrétion est la condition sine qua non du métier qu’il exerce avec zèle et dévouement. Chez lui, on le voit raconter à son épouse (Oprah Winfrey) ce service qu’il rend généreusement à l’Amérique.

 

Tandis que son fiston Louis (David Oyelowo) s’offusque du statu quo. A l’université, il milite pour une nouvelle Amérique : celle qui abat toutes les chaînes de la discrimination. Le problème : son papa, plus réservé, plus policé, ne va pas d’emblée comprendre le sens profond de ce militantisme estudiantin. Ils se chamailleront donc. La réconciliation viendra lorsque le miracle de l’amour filial aura rendu plus intelligible la pertinence de la démarche de l’un et de l’autre. 

 

Les interprétations sont superbes…

 

Ce que je vous conte à présent est une histoire vraie. Un long-métrage de Lee Daniels. Il s’appelle « Le Majordome ». Je l’ai aimé !

 

Guillaume Camara 

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