Le voile de la mariée, une peinture du réel
01 avr. 2009
Il taquine la muse. Et il le fait bien. A sa manière. A 29 ans, Sékou Koïta, titulaire d’un Master 1 droit des affaires de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est l’auteur d’un recueil de poèmes, intitulé Le voile de la mariée (éditions Elzévir). Celui-ci est une parfaite peinture de son propre itinéraire personnel, jonché de joie, de douleur mais aussi d’amour filial. S’il y a quelque chose que Sékou Koïta a réussi à faire jaillir, à travers cette œuvre de littérature, c’est que la littérature doit épouser le réel. Pour cela, au fil des pages illustrées, il ne cesse d’égrener ces terres enfouies en lui : notamment sa Guinée natale, l’Afrique et la France.
Mais écoutons-le un peu avec ce chant d’amour qu’il nomme Promesse :
Si tu aimes, si tu tiens à moi, tu attendras.
Je n’ai pas oublié nos confessions sous le drap
Je sais qu’ils te mettent la pression, ton oncle et ta tante
La ruse de Pénélope, tu la connais, il faut que tu la tentes
Tu as ma parole d’honneur, je ferai de toi une princesse.
Je te l’ai dit et redit, le royaume de mon cœur tu l’as conquis
Et pour exprimer mon amour j’utilise des mots et des croquis
Je te demande de faire des prières pour nous, tous les jours.
Je serai de retour comme Ulysse et on sera ensemble pour toujours.
Guillaume Camara