Migration : le PNUD souhaite qu’on lève les barrières
07 oct. 2009
La question de migration reste un des phénomènes humains les importants du XXIe siècle. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vient de s’y pencher à travers son rapport, Lever les barrières : mobilité et développement humains.
L’étude souligne que la migration « peut augmenter les revenus et améliorer la santé d'une personne, ainsi que les perspectives d’éducation de leurs enfants », mais « ses gains potentiels dépendent beaucoup des conditions dans lesquelles elle a lieu. Les dépenses financières peuvent être relativement élevées et la mobilité entraîne inévitablement des incertitudes et une séparation familiale (….) » Le PNUD note également que la « plupart des migrants ne franchissent pas les frontières nationales mais se déplacent à l’intérieur de leur pays. 740 millions de personnes sont des migrants internes, soit plus de trois fois le nombre de migrants internationaux. Parmi les migrants internationaux, moins de 30 % se déplacent d’un pays en développement vers un pays développé. Par exemple, seuls 3 % des Africains vivent en dehors de leur pays de naissance. »
Mais ce document pnudien n’est pas avare de recommandations. Il souhaite qu’on procède à l’ouverture des voies d’entrée existantes à davantage de travailleurs, au respect des droits humains fondamentaux des migrants, notamment l’accès aux services d’éducation et de santé ainsi qu’au droit de vote, à la réduction des coûts des démarches liées à la migration, à l’éradication des obstacles à la mobilité interne ou encore à l’intégration de la migration dans les stratégies de développement des pays d’origine.
Guillaume Camara