Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 18:40

marieme-tamata-varin1.jpg

 

Cette semaine, nombreuses sont les villes françaises qui installeront sur leur trône les édiles, fraîchement élus à l’issue du second tour des municipales. Moment fort important, parce que participant au rayonnement et à l’enracinement de la démocratie des territoires.

Un visage retiendra – si ce n’est pas encore fait - l’attention des gazettes, c’est celui de Marieme Tamata-Varin. Agée de 32 printemps, cette jeune femme, originaire de la Mauritanie, a été élue, après une campagne franchement nauséabonde, maire de Yèbles, un petit bourg de 700 âmes.

Il est évident que si l’on se fie à ce chiffre, elle ne sera pas à la tête d’une grande localité encore moins d’une métropole, mais ce qui compte c’est la symbolique de cette élection.

Un scrutin où l’on n’a pas arrêté de gloser sur la poussée de l’extrême-droite, le désormais tripartisme de la scène politique française. A mon sens, et malgré son essor dans certaines aires géographiques, notamment le nord et le sud, le FN n’est pas encore le porteur d’une réalité tripartite, tant qu’il n’y aura pas dans le temps une permanence de sa gestion des villes hexagonales.

Pour l’instant, il en a gagné une dizaine, seulement, et le reste se trouve dans l’escarcelle des partis dits républicains. Ou dans des mains des personnes non-encartées, comme Marieme Tamata-Varin dont le sourire scelle le triomphe de la fraternité sur la haine. Elle qui est Française depuis six ans. La durée du mandat qu’elle s’apprête à exercer.

 

Guillaume Camara 

  

Par AFRICANUS - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 28 mars 2014 5 28 /03 /Mars /2014 12:41

La fièvre électorale monte en Algérie, où la présidentielle a été fixée pour le 17 avril prochain. Cinq candidats participeront ainsi à ce bal démocratique : Louisa Hanoune (Parti des travailleurs), Moussa Touati (Front national algérien), Ali Fawzi Rebaïne (Ahd 54), Abdelaziz Belaid (un ancien du FLN) et Abdelaziz Bouteflika.

Ce dernier, toujours en responsabilités, reste un sire épatant. Il est l’archétype même d’un politique pour qui la retraite est le vocable à abhorrer, à bannir. Ce qui est fondamental à ses yeux, c’est de s’accrocher à son trône. Ne plus le quitter. Vivre pour lui. Mourir pour lui.

algerie.png

Or à 77 ans, ce président,

récemment victime d’un accident vasculaire cérébral, n’a plus ses forces d’antan. Pourtant, cela ne l’a guère empêché d’annoncer aux Algériens et Algériennes son souhait de briguer un quatrième mandat. Il estime que sa maladie ne doit pas être un obstacle pour assumer les plus hautes fonctions étatiques.

Si, quand même. Une élection suppose un minimum de vigueur physique et intellectuelle, d’allant. C’est bien le sens des contestations, des affiches « Bouteflika ! Dégagez ! » qui ont suivi après cette annonce étonnante. Pour la rue algérienne, le temps Bouteflika est terminé. Il faut maintenant laisser la place à d’autres. A une nouvelle génération de leaders pouvant s’attaquer résolument à la crise économique et sociale qui ronge cette patrie de saint Augustin. 

Guillaume Camara

 

Par AFRICANUS - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 23:22

l-ukraine1.jpg

En matière de politique étrangère, une nation aura été la star de la semaine : l’Ukraine. Un pays dont le destin politique et institutionnel est aujourd’hui assombri et incertain. La faute à ceux qui le dirigent et préfèrent adopter une posture velléitaire : entre un accord d’association avec l’Union européenne et un accord gazier avec le grand frère Russe. 

Pendant ce temps, dans les rues de Kiev, on crie son ras-le-bol, on fustige l’incurie des politiques, on meurt aussi. Surtout, on ne veut plus vivre sous la tutelle de Moscou. L’Europe est la nouvelle Terre promise des manifestants : tous estiment que c’est par elle que pourra s’esquisser un avenir fait de démocratie et de prospérité économique.

Cela sera-t-il possible ?

D’autant plus que Vladimir Poutine ne veut rien entendre ; ses soldats ont déjà envahi la Crimée. Une décision fort contestable, qui méprise le droit international et provoque l’ire des chancelleries occidentales, y compris l’Amérique de Barack Obama. Pour Poutine, l’Ukraine c’est un peu sa chose. Une chose qui a naguère appartenu à l’ex-URSS, dont il est le défenseur machiavélique.

 

Guillaume Camara

 

Par AFRICANUS - Publié dans : international
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 février 2014 5 07 /02 /Fév /2014 17:11

alain_et_dafroza_gauthier.jpg

 

Bien évidemment aucun tribunal, aucun magistrat, aucune sentence ne pourra effacer le martyre des 800 000 tutsis et hutus modérés ayant trouvé la mort pendant le génocide rwandais de 1994 ; personne d’autre, non plus, ne pourra accueillir dans le cœur qui est le sien l’immense affliction des proches de ces victimes. Or il faut bien que justice soit faite. Que soient traduits devant les tribunaux compétents ceux et celles qui ont soutenu et ourdi ce crime de lèse-humanité. Les laisser impunis attestera l’idée selon laquelle qu’une vie humaine ne vaut rien – Tu ne tueras point !, proclament les écrits scripturaires – et empêchera les cœurs meurtris et brisés de faire leur deuil.

C’est bien ce qu’a compris la cour d’Assises de Paris. Jouissant de la compétence universelle, cette dernière a depuis mardi entre ses box un des champions de cette ignominie : Pascal Simbikangwa. L’homme a 54 ans, et ne peut plus marcher. Il est tétraplégique. Mais il est surtout un ancien capitaine de la gendarmerie rwandaise, un proche de l’ex-président du Rwanda Juvénal Habyarimana, accusé d’avoir fourni des armes aux milices interahamwés qui ont piloté l’œuvre génocidaire.

Nous verrons bien ce que sera l’issue de cette affaire. Ce qui est clair, la seule organisation de ce procès est d’ores et déjà une victoire pour les parties civiles, notamment pour le couple rémois, Dafroza et Alain Gauthier (photo). Sans leur ténacité et leur courage, Pascal Simbikangwa ne serait pas interpellé en 2008 à Mayotte.

 

Guillaume Camara 

Par AFRICANUS - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 31 janvier 2014 5 31 /01 /Jan /2014 21:33

catherine-samba.jpg Depuis quelques semaines, la Centrafrique est dirigée par une femme, Catherine Samba-Pazza. Une première dans son histoire récente. Cette dernière arrive à un moment où ce pays fait l’expérience de l’apocalypse. D’une tragédie qui le défigure, qui le rend méconnaissable, qui l’éloigne de la civilisation.

Trop de morts, là-bas. Trop de déplacés, là-bas.

S’il y a un vœu à formuler pour la nouvelle présidente de transition, c’est qu’elle réussisse à pacifier cet état déliquescent, à imposer une stratégie persuasive et redoutable qui poussera les principaux belligérants (les ex-Sélékas et les milices anti-balakas) à déposer les armes. Pour cela, elle devra être aidée par tous, par toutes les bonnes volontés. Qu’elles soient africaines ou occidentales. L’Union européenne a déjà annoncé l’envoi de 500 soldats, qui viendront renforcer le contingent français et les troupes venues d'Afrique.

C’est bien, mais pas suffisant, d’après les experts. On estime qu’il faudra un total de 10.000 militaires pour que soit mis en route, et de façon complète, le processus de pacification.

Oui, la paix construit, or la guerre détruit.

 

Guillaume Camara 

Par AFRICANUS - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Animé par Guillaume Camara (journaliste spécialisé sur le continent noir et le catholicisme), Africanus est un blog d'information essentiellement consacré à l'Afrique.

Recherche

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

Catégories

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés