Jeudi 30 septembre 2010
4
30
/09
/Sep
/2010 12:45
Que peut-on attendre de la prochaine conférence des contributeurs au Fonds mondial
de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui s’ouvrira le 5 octobre à New York ? Sera-t-elle un cénacle où jailliront les éternels cantiques à la commisération ou au misérabilisme
tiers-mondiste ? Espérons que non. Que New York sera tout sauf ça. Qu’il sera le lieu où les nations, pauvres ou riches, afficheront un volontarisme au diapason des immenses défis sanitaires
qui enserrent l’humanité. Aujourd’hui les besoins du Fonds s’élèvent à 17 milliards, souligne Michel Kazatchkine
(photo)
, le directeur exécutif de cette institution. S’ils
sont trouvés ces sous, ils permettront d’ici un an et demi à deux ans d’atteindre la couverture universelle en moustiquaires. De lutter efficacement contre la tuberculose qui est très présente en
Afrique australe. D’atténuer les terribles courbes vertigineuses sur le sida. New York doit également redéfinir le statut de certains récipiendaires du Fonds (issus des grandes économies
mondiales) en faisant d’eux des donateurs. L’exemple nigérian peut être un bon stimulant. Mais, attention, la morosité du système économique international est là : ce qui ne va sans
doute pas faciliter le jaillissement des bourses généreuses et des cœurs altruistes. D’autre part, au Mali, le Fonds est lui-même englué dans une série de détournements de ressources.
Guillaume Camara
Par AFRICANUS
-
Publié dans : santé
1
Vendredi 7 mai 2010
5
07
/05
/Mai
/2010 13:19
Que dire de la récente conférence onusienne de Dakar sur
l’interdiction de la pratique de l’excision ?
D’abord qu’elle a été salutaire sur le plan de la sensibilisation. Qu’elle a été une superbe occasion pour se pencher sur une question, grave et douloureuse, qui touche à l’intimité
de la femme et assombrit la beauté de sa sexualité. Comment peut-on tolérer dans cette Afrique du XXIe siècle un phénomène
qui a le sceau d’une barbarie ? Qu’on ne vienne pas nous dire sa justesse du point de vue culturel ou religieux. Une barbarie n’est jamais sœur de la culture ou de la religion. Elle est
plutôt leur antithèse. Elle est l’amie de l’obscurantisme. Oh ! ne désespérons pas, tout de même ! Acclamons ces 13 pays africains (sur 53) qui, par le truchement d’un texte législatif,
ont dit stop à cette mutilation génitale. Mais ils ne doivent pas laisser aux oubliettes ce cri magnifique de l’activiste sénégalaise, Khady Koïta, de l'ONG La Palabre :
« S'il vous plaît, les lois que vous faites voter, faites-les appliquer ». Oui, une société qui progresse, c’est une société qui honore les femmes qui la
composent.
Guillaume Camara
Par AFRICANUS
-
Publié dans : santé
2
Vendredi 30 avril 2010
5
30
/04
/Avr
/2010 18:20
Il y a cinq jou
rs le président Jacob Zuma lançait une grande opération de prévention et de
l’infection par le VIH. Pour ceux qui sont habitués à suivre l’actualité sud-africaine, ce geste représente une grande révolution. Une approche complètement différente de celle de son
prédécesseur, Thabo Mbeki, qui s’arc-boutait sur une ubuesque théorie selon laquelle le VIH ne serait pas la cause du Sida. Et que par conséquent, il n’y a pas lieu de s’exciter. De s’alarmer.
De pleurnicher. Quelle absurdité ! Quelle criminelle irresponsabilité ! Car l’Afrique du Sud, avec 5,7 millions de séropositifs, reste la nation la plus contaminée au monde. Un des
bienfaits de cette nouvelle campagne est qu’elle va permettre aussi de réfléchir sur la politique de prix des médicaments. En Afrique du Sud, le coût moyen du traitement d’un sidéen est de 539
dollars par an. Alors que le même prix négocié sur le marché international connaît une chute de 296 dollars.
Guillaume Camara
Par AFRICANUS
-
Publié dans : santé
0
Vendredi 24 juillet 2009
5
24
/07
/Juil
/2009 10:13
C’est un rapport de la Banque mondiale qui l’affirme : « On s’attend à une perturbation des programmes de prévention et de traitement du VIH d’ici à la fin de l’année dans 22 nations. »
Aïe ! Cela fait peur ! quand on sait que 96 % des patients ayant le VIH se trouvent en Afrique subsaharienne. Selon Médecins sans frontières (MSF), on note un manque de traitements
essentiels dans cinq pays : Malawi, Ouganda, République démocratique du Congo, Zimbabwe et Guinée. Cet alarmant constat de l’ONG française risque d’obérer les prévisions de certaines
expertises médicales qui avaient constaté, il y a un an, et grâce à
la trithérapie, une inversion de la courbe de l’épidémie. Comment peut-on expliquer cette pénurie ? Parce que les nations les plus riches ne veulent pas remplir leurs engagements. Elles
fournissent l’essentiel des antiviraux. Une autre coupable-star est également montrée du doigt : la crise économique mondiale. Elle assèche les principales sources de financement du Fonds
mondial de lutte contre le sida qui recherche deux milliards d’euros. Deux milliards d’euros pour freiner ce mal qui fait tant de mal à l’Afrique déjà souffrante.
Guillaume Camara
Par AFRICANUS
-
Publié dans : santé
2
Jeudi 30 avril 2009
4
30
/04
/Avr
/2009 08:46
Quel culot ! En quelques jours, il est presque arrivé à déclasser le sujet-star de nos petits écrans : la crise économique. Désormais, c’est lui qui emplit nos esprits et nos
chaumières. « Lui », c’est ce fameux virus H1N1, apparu soudainement au Mexique et aux Etats-Unis. Les mandarins de la médecine le définissent comme étant une combinaison de souches
porcines, aviaire et humaine. Qu’il se transmet d’homme à homme. D’où cette gigantesque frousse chez nos amis Mexicains et Américains. Même les Ethiopiens s’y sont mis. Leur gouvernement vient de
mettre en place une équipe spéciale (associant l'Organisation mondiale de la santé (OMS)) pour éviter la propagation de l'épidémie dans le pays. L’idée d’une telle cellule de veille est
l’illustration même que les autorités éthiopiennes veulent agir avec intelligence face à une grippe absolument néfaste pour les populations. « Mieux vaut prévenir que guérir », tonne
l’adage populaire.
Guillaume Camara
Par AFRICANUS
-
Publié dans : santé
3
Derniers Commentaires