binoche

 

J’aurais aimé que quelqu’un, à brûle-pourpoint, me posât cette question : « Et vous, monsieur, que vous inspire le Festival de Cannes ? » D'emblée, j’aurais répondu : « Un boulevard de paillettes, de lumières, de grâce et d’élégance. Cannes, ce sont aussi le tapis rouge, un ciel de femmes sublimes, de stars tantôt géniales, tantôt déjantées. Voilà ce que représente pour mon cœur de cinéphile titubant, médiocre, la ville où chaque année, en France, on célèbre avec splendeur le septième art. »

 

Mais ma réponse serait incomplète, si je n’ajoutais pas : « Que Cannes est le lieu des grandes générosités insoupçonnées. Des initiatives belles et altruistes. »  A cet égard, on sait ce que fait superbement et courageusement Sharon Stone pour la lutte contre le sida. Mais rares sont ceux qui savent ce que fait de son côté l’étincelante Juliette

Binoche pour le cinéma africain.

 

Binoche est belle, gracile, élégante. Son cœur est somptueusement africain. Militant. C’est pour l’Afrique, c’est seulement pour elle, oui, qu’elle a daigné prendre la vice-présidence Des cinémas pour l’Afrique. Cette fondation, qui grâce à sa collecte de fonds, se bat pour la résurrection du Soudan Ciné de Bamako. Pour l’acheminement des bobines dans des salles africaines. 

 

L’appétence d’images est une réalité sur le continent noir. Juliette l’a compris. Et je veux lui dire mon merci.

 

Guillaume Camara

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