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Le 9 janvier est proche. Pour le Soudan, cette date, plus qu’une autre, aura un parfum spécial. En effet, elle devra, par l’unique secret des urnes, nous dire si le Soudan est à même de faire une unité avec le Sud-Soudan ou pas.

 

Sans nous fier aux éternels pronostics qui annoncent d’ores et déjà une partition, sans porter non plus l’oripeau d’un thaumaturge des grands jours, espérons que, par ce referendum, cette partie du monde ne sera plus comme avant. Qu’elle renaîtra de ses cendres. Qu’une tente de la paix perpétuelle s’y dressera. Qu’on y dansera la farandole d’un futur résolument tourné vers le développement.

 

Car il n’y a pas si longtemps ce plus grand territoire d’Afrique était encore englué dans des bisbilles régionalistes, identitaires et religieuses. Les Nordistes ne voulaient plus qu’on leur parle des Sudistes, et vice versa. On s’épiait, on se craignait, on se tuait.

 

Fort heureusement, une trêve soudaine, miraculeuse, a fini par conquérir les cœurs. Elle permit aux dirigeants de Khartoum et aux amis de John Garang (photo) de signer un pacte de non-agression. Un pacte de non-agression dont le corollaire est le vote de ce dimanche.

 

Guillaume Camara

 

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